Enseignement

Luis Lima, enseignant de philosophie au gymnase de Renens

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Comment êtes-vous arrivé en Lettres ?

Je suis arrivé en Lettres par un chemin de traverse. Mon parcours est atypique. Je suis issu d’un milieu modeste, d’origine portugaise. Mon père est boucher et ma mère est aujourd’hui infirmière, après avoir été femme de ménage pendant des années. J’ai grandi en Valais.

Après mes années de cycle à Crans-Montana, j’ai effectué trois années d’École de culture générale dans la voie « santé et social », d’abord à Sion, d’où j’ai été renvoyé à cause de mon tempérament un peu trop blagueur, puis à Sierre, où j’ai rencontré des enseignants extraordinaires, qui m’ont donné l’envie de devenir prof. J’ai fini avec les meilleurs résultats des deux classes d’ECG, ce qui était plutôt paradoxal vu le renvoi que j’avais subi en début de parcours.

Comme je vivais pour et à travers le football, j’ai décidé de partir en Angleterre pour tenter ma chance comme joueur professionnel. J’avais déjà un très bon niveau en Valais, où j’avais notamment joué au FC Sion. Grâce à l’association Pro Filia, j’ai trouvé une place de garçon au pair dans une famille d’Amersham, à l’ouest de Londres. J’avais un emploi du temps assez favorable pour pratiquer le football : je devais juste m’occuper des deux enfants de la famille le matin et le soir, sans charge de ménage ou de repassage. J’étais donc libre de 9h30 à 18h00. Même si je jouais avec les moins de 21 ans, je m’entraînais avec des joueurs professionnels plus âgés. Le jeu était très physique et très rude. J’étais bon techniquement, mais, étant de petite taille, je ne pouvais pas rivaliser avec les gabarits des joueurs anglais, plus grands et plus lourds. Les entraînements me laissaient complètement rompu. Après une année et demie, j’ai renoncé à ma carrière de footballeur et je suis rentré chez moi. 

J’ai eu alors pour projet de faire ma quatrième année de maturité professionnelle dans une crèche privée à Sion, dans la perspective d’intégrer une HES. Mais ne me voyant finalement pas occuper un métier dans la santé ou le social, je suis parti deux semaines avant la fin du stage.

J’ai travaillé ensuite 8 mois dans un magasin de luxe, Moncler, comme vendeur d’habits. J’ai adoré ce poste, dans lequel je vois des points communs avec la fonction d’enseignant que j’occupe actuellement : un métier relationnel où le rapport de confiance est fondamental et où il est nécessaire de montrer son meilleur visage, avec sincérité et authenticité. 

À cette époque, je rêvais de l’université comme d’un lieu idéal de savoir. Je parlais souvent à ma copine de mon rêve de devenir prof de philo. J’aspirais à être le prof que j’aurais voulu avoir à l’école. Mes parents et ma copine m’ont encouragé à réaliser mon ambition. Après avoir obtenu une bourse de l’État du Valais, je me suis préparé à l’examen préalable de la Faculté des lettres pendant une année à l’école PrEP. Tous les jours, je faisais l’aller et retour entre Crans-Montana et Lausanne : ça me prenait 4h50 au total. Malgré ces conditions éprouvantes, j’ai réussi l’examen d’admission en Lettres à l’été 2013.

Comment se sont déroulées vos études en Lettres ?

Mes études ont pu être financées grâce à une bourse de l’État du Valais, mes parents ne pouvant m’apporter une aide financière conséquente.

J’ai commencé mon Bachelor en philosophie, anglais et sciences sociales. En deuxième partie, j’ai renoncé à l’anglais, une branche qui pourtant aurait pu m’être utile pour l’enseignement. Mais mon objectif était de devenir prof de philo au degré secondaire 2. 

Pendant les trois années du Bachelor, j’ai fait les trajets de Crans-Montana à Lausanne. Il m’arrivait de me lever à 4h50 pour revenir le soir à 22h30. J’ai eu envie d’abandonner mille fois ! J’ai perdu du poids, j’étais extrêmement fatigué. En plus, j’étais incapable de travailler ou de lire dans le train : ça me rendait malade ! 

Après l’obtention de mon Bachelor, ma copine a fait en sorte de trouver un emploi en tant qu’aide en pharmacie à Lausanne. Nous avons emménagé les deux à Chavannes-près-Renens : ma vie en a été transformée !

J’ai consacré mon travail de mémoire aux conceptions philosophiques des personnes en fin de vie. Je voulais savoir si les réflexions développées par les philosophes antiques sur la préparation à la mort entraient en résonance avec les vues de personnes ayant choisi délibérément de mourir. Mon souci était de prouver la validité et l’actualité de principes philosophiques vieux de plus de deux mille ans. Il m’importe encore aujourd’hui de démontrer que la philosophie a un réel fond de vérité, qu’elle s’adresse à tout le monde et qu’elle peut être pratiquée par tous. Ma mère, par son activité d’infirmière, connaissait la directrice de la fondation Exit. Celle-ci m’a accordé de façon exceptionnelle de m’entretenir avec quatre personnes s’apprêtant à mourir. Cette expérience a été extraordinaire : j’ai eu la chance de rencontrer des personnes uniques, qui abordaient la mort avec une sagesse tout à fait comparable à celle des philosophes de l’Antiquité. 
 

Avez-vous profité des activités proposées par l’UNIL dans le courant de vos études ?

Pendant mes études de Bachelor, je pouvais difficilement m’impliquer dans la vie universitaire en dehors des cours, à cause des longs trajets que j’avais à effectuer. Mais j’ai quand même participé activement aux Mystères de l’UNIL trois années de suite ; je me suis impliqué aussi dans les Maître de la Caverne, une association menant plusieurs projets artistiques en lien avec l’enseignement et la recherche en philosophie. J’ai pris part à deux représentations théâtrales mettant en scène le Banquet de Platon. 

En première année du Master, j’ai eu la chance d’avoir été choisi, après concours, pour participer à une étude anthropologique en Inde avec Ilario Rossi, professeur d’anthropologie de la santé aujourd’hui malheureusement décédé, dont j’avais suivi l’enseignement dans mon programme de sciences sociales. J’ai rejoint une équipe de six étudiant·e·s (deux de la Faculté de biologie et de médecine, deux de l’UNIL hors médecine et deux en soins infirmiers), placée sous la direction d’Ilario Rossi et du médecin Daniel Widmer, pour réaliser une étude anthropologique dans la ville de Santiniketan, non loin de Calcutta. Le sujet de l’étude avait été fixé par les étudiant·e·s du groupe. Nous avions décidé de traiter la question du care dans ces populations. Nous étions répartis en deux sous-groupes : une partie traitait la problématique du soin par rapport aux enfants en bas âge (de 0 à 2 ans), l’autre par rapport aux seniors. Une équipe française de deux médecins et de deux étudiants en médecine s’était associée à nous. À notre retour, nous avons reçu un prix du CHUV et de l’IMCO pour notre implication dans ce projet : le prix du Scaphandrier pour la meilleure recherche en immersion, qui nous a été remis par Pierre-Yves Maillard et Alexandre Jollien en juillet 2017.

Mon expérience de l’Inde m’a profondément transformé. À Calcutta notamment, j’ai été confronté à une pauvreté extrême, à des situations de maladie inimaginables dans nos sociétés occidentales, à la présence permanente de la mort, acceptée avec beaucoup de détachement par les habitants rencontrés. J’ai été frappé par la dignité avec laquelle les gens là-bas affrontaient leurs problèmes. J’ai pris conscience combien ici nous étions souvent agités par des soucis ridicules. À mon retour, j’ai décidé d’adopter un régime végétarien et de garder, dans la mesure du possible, une certaine distance émotionnelle par rapport à nos micro-misères quotidiennes, même si très vite, je l’avoue, j’ai retrouvé mes travers d’avant mon aventure indienne !
 

Comment êtes-vous parvenu à occuper votre poste actuel d’enseignant ?

Le chemin a été assez long et cahoteux. Mais j’étais animé par une vision très précise de mon avenir : je serais prof de philo au gymnase, quoi qu’il en coûte. J’ai toujours eu la foi que j’y arriverai un jour. 

Pendant mes études de Bachelor et de Master, j’ai envoyé des offres spontanées à des établissements du degré primaire pour monter des ateliers de philosophie à l’intention de leurs élèves. Ceux-ci ont accepté mon initiative de bon cœur, et j’ai pu animer de nombreux ateliers sur des thématiques philosophiques générales, au cours desquels j’ai constaté combien j’avais un contact facile avec les enfants. 

En première année de Master, j’ai accepté d’être prof de couture pendant trois mois !

À l’approche du terme de mes études, j’ai soumis ma candidature à la HEP pour être admis au Diplôme en enseignement au secondaire 2 pour la philosophie. Comme il fallait s’y attendre, j’ai été refusé. 

Malgré mon ambition de devenir prof de philo au gymnase, j’ai compris que je devais acquérir mes premières expériences d’enseignement au secondaire 1. J’ai donc arrosé d’offres spontanées les collèges de la région de Lausanne pour obtenir des possibilités de remplacement. 

Lors de mon dernier semestre de Master, j’ai pu fonctionner comme enseignant de français et d’anglais à plein temps au collège de Rouvraie, à Lausanne. 

J’ai eu la chance ensuite de trouver un poste pour l’enseignement du français et de l’anglais à un collège de Vevey ; j’y suis resté une année. Je me suis de nouveau présenté à la HEP, mais j’y ai essuyé un second refus. 

Après mon expérience à Vevey, j’ai travaillé à Renens dans le secondaire 1 pendant une année. 

Je me suis porté candidat une troisième fois à la HEP, et cette fois j’ai été accepté. Sur les 10 candidats admis en automne 2021 pour l’ensemble de la Suisse romande, j’ai été le seul à pouvoir bénéficier d’un stage en responsabilité, un stage B selon la nomenclature de la HEP. J’avais 13 périodes d’enseignement pour 5 classes ; j’étais suivi par un praticien formateur externe. Pour l’obtention de ce stage B, j’avais postulé spontanément au gymnase de Renens. Le directeur, avec qui je partage les mêmes valeurs de l’enseignement, avait été séduit par mon parcours et par mon souci de me mettre au service de mes élèves. 

En mars 2022, trois postes de philosophie avec contrat à durée indéterminée sont ouverts dans le Canton de Vaud. Par chance, l’un des postes est proposé au gymnase de Renens. Le directeur m’a retenu pour mon plus grand bonheur et celui de toute ma famille. 
 

En quoi consiste votre poste d’enseignant de philosophie au gymnase ?

Je suis engagé à 100 % pour 22 périodes, soit 21 pour l’enseignement et 1 comme maîtrise de classe. Pour l’année 2022/2023, j’enseigne la philosophie comme discipline fondamentale uniquement à des élèves de troisième année. J’ai une classe d’école de commerce, deux classes de culture générale (l’une en voie « santé », l’autre en voie « social ») et cinq classes de maturité, dont deux de maturité bilingue. 

J’ai étudié la philosophie dans le but précis de devenir prof de philo. Non pas que cette discipline soit une discipline secondaire, voie de garage (bien au contraire), mais, très tôt, j’ai compris que la philosophie allait me permettre de devenir le prof que j’aspirais à devenir : un prof soucieux de la qualité de la relation pédagogique qu’il entretient avec ses élèves, un prof qui leur donne envie d’apprendre par l’enthousiasme qui l’anime pour sa matière. 

Aujourd’hui, face aux nombreuses ressources disponibles sur Internet, chaque enseignant doit s’interroger sur la « plus-value » de son enseignement. On a accès à de très bons résumés d’ouvrages sur SparkNotes ou on peut regarder des séquences vidéo très instructives sur YouTube. Quelle est la valeur spécifique d’un enseignant par rapport aux informations qu’on trouve à portée de clic ? Selon moi, tout repose sur la dimension relationnelle et humaine du métier d’enseignant. Je sais que je ne suis pas indispensable à la réalité de mes élèves : mes cours sont peut-être intéressants, mais leur vie à eux l’est bien davantage à leurs yeux. Je m’efforce donc de leur accorder mon attention, de leur réserver dans mes cours une place pour qu’ils expriment leurs opinions, leurs réflexions ou leurs préoccupations. Mon enseignement est très participatif, très orienté sur la discussion et le débat. Je leur fais comprendre que nous faisons partie de la même équipe, que j’apprends autant d’eux qu’ils apprennent de moi. Je suis attaché à leur exposer une conception pratique de la philosophie, c’est pourquoi je privilégie les questions éthiques. Mon enseignement est davantage thématique qu’historique : je traite des questions aussi larges que l’amour, l’amitié, la justice ou la vérité. Je les aborde non seulement à partir des textes classiques, mais aussi à partir de vidéos, de séries, de BD ou de films. Pour moi, la philosophie doit fournir des outils utiles à la bonne conduite de l’existence.

Je suis très soucieux d’installer une bonne ambiance de classe. Je commence tous mes cours en invitant mes élèves à un bref moment de méditation. Je lance de la musique calme, et je leur demande d’enfouir la tête entre les bras, les yeux fermés. Pendant trois à quatre minutes, ils peuvent faire le vide dans leur esprit ou réfléchir à ce qu’ils veulent. Cette pratique a un effet très positif sur le déroulement du cours. Comme je sollicite très souvent la participation de mes élèves, je donne aussi à chacun le droit de me dire au début d’un cours qu’il « n’est pas là aujourd’hui », c’est-à-dire de me faire savoir sans donner d’explication qu’il n’a pas envie d’intervenir en classe. Je nous accorde également la possibilité d’« ouvrir des parenthèses », de nous laisser aller à des digressions. Tous les élèves peuvent sortir pour aller aux toilettes quand ils le veulent : ils n’ont pas à demander ma permission. Je ne souhaite pas imposer mon autorité de façon arbitraire : elle doit découler de la qualité de mon enseignement. Je ne dis pas que nous sommes sur un pied d’égalité – je reste l’expert dans ma matière –, mais je fonde nos relations sur le respect et la bienveillance.
 

Qu’avez-vous retiré de vos études de Lettres pour votre métier actuel ?

J’y ai cultivé le goût d’apprendre, la curiosité et l’esprit critique. J’ai eu du plaisir à apprendre à découvrir, à me remettre en question, à déplacer la focale. J’étais heureux de me rendre compte chaque soir que j’avais acquis de nouvelles connaissances. J’ai découvert de nouveaux horizons, de nouvelles réalités, je me suis ouvert l’esprit. La capacité à adopter une pluralité de points de vue ou à comprendre des cultures différentes m’est très utile maintenant. J’ai fréquenté des personnes que je n’aurais jamais eu l’occasion de côtoyer hors du cadre des études.

J’ai acquis aussi en Lettres le goût de l’effort. J’ai dû faire preuve de persévérance et d’opiniâtreté pour arriver au bout de mon cursus. 

L’étude de la philosophie a répondu à ma quête de sens, qui toutefois m’accompagne toujours comme enseignant. J’ai compris qu’on pouvait être animé par des convictions mais qu’il ne fallait pas se reposer sur des certitudes.
 

Quels conseils donneriez-vous à nos étudiant·e·s pour trouver un emploi dans le secteur de l’enseignement ?

Il faut avoir une volonté d’airain, en tout cas pour accéder à l’enseignement au secondaire 2. C’est comme dans le foot : il y a beaucoup d’appelé et peu d’élus ! À moins qu’on se destine à enseigner l’allemand ou l’informatique.

Il est inutile de choisir l’enseignement « faute de mieux ». C’est une grave erreur de l’envisager comme plan B, au cas où on ne réaliserait pas son projet professionnel de départ. Ce métier n’a de sens que si on le fait pour les élèves, pas pour soi. Il n’y a rien de pire qu’un prof aigri qui n’a pas su se développer professionnellement là où ses intérêts le portaient. 

Je conseille aux étudiants d’accepter toutes sortes d’expérience d’enseignement, pas seulement dans les branches qu’ils étudient. Moi, par exemple, j’ai enseigné la couture et le snowboard ! Ces expériences permettent de déterminer assez vite si on est fait pour enseigner ou non. Il ne faut pas oublier que l’enseignement est l’un des derniers secteurs où l’on peut occuper un poste durant toute sa vie professionnelle. Si on n’est pas heureux dès le début de sa carrière, il y a peu de chances qu’on le soit par la suite. 

Il est souvent difficile d’obtenir un premier engagement comme remplaçant. Il ne faut pas se décourager trop vite, mais continuer à toquer aux portes : elles s’ouvriront un jour. L’accumulation de réponses négatives n’est pas synonyme d’échec : la persévérance finit par payer. 

Enfin, je dirais que le métier d’enseignant n’est pas un métier quelconque. Il est capital d’avoir une sorte de feu sacré, de se sentir investi d’une mission ou d’une vocation. C’est un métier difficile : tu te retrouves face à une vingtaine d’élèves qui ne voient pas au départ ce qu’ils peuvent retirer de ton enseignement ; ils sont au mieux indifférents, au pire hostiles. Tu dois donc commencer par te demander ce que tu peux leur apporter, comment tu peux les intéresser. Le moyen de les gagner leur estime, c’est de rester fidèle à qui tu es, à tes valeurs. La sincérité, l’authenticité, sont des qualités appréciées des élèves. Il est fondamental de savoir se remettre en question, de ne pas s’encroûter dans l’application de formules faussement éprouvées. Il faut se donner corps et âme.

J’ai envie de dire que, si moi j’y suis arrivé, tout le monde peut y arriver ! Jamais on n’aurait misé sur les chances de ma réussite quand j’étais moi-même élève au cycle ou à l’ECG. Mais j’étais mû par une ambition infaillible et par une vision très précise du prof que je voulais devenir. Je crois qu’être animé par la foi en cette vision permet de surmonter tous les obstacles. 
 

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